Un voilier en aluminium demande-t-il plus d’entretien ?

 

Aluminium ou composite : ce qu’il faut vraiment savoir

« Est-ce qu’un voilier en aluminium demande plus d’entretien qu’un bateau en composite ? »

C’est une question que nous entendons régulièrement chez ALUBAT. 

Et elle est parfaitement légitime lorsqu’on envisage l’achat d’un voilier de grand voyage.

L’aluminium possède des caractéristiques bien particulières. Il est conducteur, il réagit à son environnement et sa protection contre la corrosion électrolytique nécessite quelques précautions spécifiques.

Mais faut-il pour autant passer plus de temps à entretenir un voilier en aluminium ?

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Crédit photo : © Voilier Libre - Claire Dubois

Dans la pratique,non.

Comme tous les bateaux, un OVNI ou un Cigale doit être régulièrement entretenu. Il faut le sortir de l’eau, nettoyer la carène, réaliser l’antifouling, contrôler les appendices, vérifier les équipements et remplacer les anodes lorsque cela est nécessaire.

 

L’aluminium demande donc surtout de connaître quelques règles simples. Une fois celles-ci intégrées, son entretien est loin d’être plus compliqué que celui d’un bateau en composite.

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Matériau

Pourquoi choisir
l'aluminium ?

 

 

Avant de parler d’entretien, il faut rappeler pourquoi l’aluminium est particulièrement adapté aux voiliers de grand voyage.

 

Chez ALUBAT, nous avons fait le choix de construire des voiliers 100 % aluminium depuis plus de 50 ans. Ce matériau nous permet de concevoir des bateaux robustes, durables et particulièrement adaptés aux navigations au long cours.

L’aluminium résiste très bien aux chocs et aux contraintes de la navigation. Il est également durable et recyclable.

 

Mais sa grande force réside aussi dans sa capacité à être réparé et modifié au cours de la vie du bateau. Pour un voilier destiné à parcourir les océans pendant plusieurs décennies, cette caractéristique est particulièrement précieuse.

 

Un OVNI ou un Cigale est conçu pour naviguer longtemps.

 

Et comme tout bien destiné à durer, il doit être entretenu.

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Crédit photo : © Voilier Libre - Claire Dubois

Un entretien courant comparable à celui d'un bateau en composite

 

Dans la vie d’un propriétaire, l’entretien d’un voilier en aluminium suit finalement les mêmes grandes étapes que celui de la plupart des voiliers.

 

Chaque année, ou selon les préconisations et l’état du bateau, il est nécessaire de :

  • sortir le bateau de l’eau ;
  • nettoyer la carène ;
  • contrôler la coque et les appendices ;
  • refaire ou entretenir l’antifouling ;
  • contrôler les anodes et les remplacer lorsqu’elles sont consommées ;
  • vérifier les équipements et installations ;
  • contrôler les différents éléments du gréement et du pont.

 

Autrement dit, l’aluminium ne dispense pas de l’entretien courant d’un voilier, mais il ne le rend pas non plus plus complexe.

 

La principale différence tient à quelques précautions supplémentaires liées à la protection contre la corrosion.

Et ces précautions sont simples.

Les anodes :
les gardiennes de la coque et des appendices

 

 

 

 

Sur un bateau en aluminium comme sur les autres bateaux, les anodes jouent un rôle essentiel.
Ces pièces métalliques dites « sacrificielles » sont conçues pour être attaquées en priorité par les phénomènes électrochimiques. Elles se consument ainsi progressivement à la place des éléments que l’on souhaite protéger.

Sur un OVNI ou un Cigale, elles participent notamment à la protection de la coque et des appendices.

Une anode qui se dégrade est donc une anode qui joue son rôle.
Il est essentiel de contrôler régulièrement leur état et de les remplacer lorsqu’elles sont suffisamment consommées.

Une précaution supplémentaire au port

 

Lorsque le bateau est à l’arrêt dans un port, nous recommandons également d'utiliser des anodes sacrificielles à pendre, à l'avant et à l'arrière du bateau.

 

Ces anodes sont reliées au bateau et immergées dans l’eau afin de renforcer sa protection lorsqu’il reste plusieurs jours ou semaines au même endroit.

 

Chez ALUBAT, nous avons pensé leur utilisation dès la conception du bateau afin qu'elles soient particulièrement simples à mettre en place.

Une patte d’accroche est intégrée à l’avant, dans la baille à mouillage, permettant de fixer l’anode cylindrique lorsqu’elle est utilisée et de la stocker directement dans la baille lorsqu’elle ne l’est pas.

 

Une seconde patte est prévue à l’arrière, au niveau de l’échelle de bain. L’anode peut ainsi être rangée à proximité, par exemple dans un coffre arrière ou dans le coffre de survie.

 

Pas besoin de système compliqué : les anodes sont à portée de main et leur mise en place est rapide.

 

Grâce à notre connaissance des modèles aluminium, en particulier de leurs évolutions et de leur histoire, nous pouvons vous conseiller, futurs propriétaires, dans votre recherche de voilier d'occasion et vous aider à identifier les voiliers les plus adaptés à votre projet.

 

Modèle, génération, année de construction, configuration, moteur, équipements, aménagements : autant de critères qui peuvent faire la différence, à prix comparable, entre un voilier immédiatement adapté à votre programme et un bateau qui nécessitera d'importantes adaptations.

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Aluminium et corrosion : quelques règles simples

L’aluminium est particulièrement sensible à certains phénomènes de corrosion lorsqu’il est mis en contact avec d’autres métaux ou soumis à des courants électriques parasites.

Il faut donc simplement adopter quelques bonnes habitudes.

Sur un dériveur intégral, le lest n'est pas porté par un appendice extérieur : il est réparti dans le fond de la coque, autour du puits de dérive. La dérive, elle, remplit d'abord une fonction hydrodynamique. Abaissée, elle complète le plan anti-dérive et contribue aux qualités nautiques du voilier. Relevée, elle libère une hauteur d'eau minimale sous la coque.


Sur l'OVNI 370, le tirant d'eau passe ainsi de 3,08 m dérive basse à 0,92 m dérive haute. L'appendice ne représente qu'une part marginale du lest : le bateau embarque 3 000 kg dans la coque, auxquels s'ajoutent 260 kg dans le puits. C'est la différence essentielle avec un quillard, et elle a une conséquence directe : la stabilité du bateau ne dépend pas de la position de la dérive.


Le rôle de la dérive est donc double. Elle allonge le plan anti-dérive quand on en a besoin que ce soit au près, dans la brise ou sur une longue bordée. Elle s'efface quand la profondeur l'exige ou quand elle ne sert plus, aux allures portantes notamment.

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Crédit photo : © Voilier Libre - Claire Dubois

Un bateau en aluminium demande de l'attention

 

C’est probablement la distinction la plus importante à retenir.

 

Chez ALUBAT, nous considérons que notre rôle ne s’arrête pas à la livraison du bateau. Nous accompagnons nos propriétaires tout au long de la vie de leur OVNI ou CIGALE, notamment lorsqu’ils ont besoin d’informations techniques, de pièces détachées ou de conseils pour entretenir et faire évoluer leur bateau.

 

L’aluminium n’est pas plus compliqué à entretenir. Il demande simplement de connaître ses règles.

 

Et une fois ces quelques réflexes acquis, il ne reste plus qu’à profiter de ce pour quoi les OVNI et les CIGALE existent : naviguer, explorer et aller toujours plus loin.